La revanche de Dieu !

Dès sa naissance, Marie est la victoire de Dieu sur Satan. Alors que le péché a introduit la douleur, la peur et la luxure dans l'humanité, cette enfant au talon délicat écrase le Malin par sa seule présence. Jésus révèle ensuite la perfection unique de la virginité de Marie : non pas une simple virginité corporelle ou spirituelle, mais une pureté totale, sans aucune connivence avec le péché. Elle est l'Étoile de perfection que Dieu dresse contre le monde corrompu, la revanche du Trine sur le Maudit.

L'EVANGILE TEL QU'IL M'A ÉTÉ RÉVÉLÉ

3/24/20266 min read

L'Evangile tel qu'il m'a été révélé. Tome 1. Dimanche 27 août 1944.

Siffle, ô Satan, ta haine pendant qu'Elle naît. Cette petite fille t'a vaincu ! Avant que tu fusses le rebelle, le tortueux, le corrupteur, tu as déjà été le vaincu et Elle ta victorieuse. Mille armées rangées en bataille ne peuvent rien contre ta puissance. Les armes tombent des mains des hommes contre tes écailles, ô perpétuel corrupteur, et il n'est pas de vent assez fort pour dissiper la puanteur de ton haleine.

Et pourtant, ce talon d'enfant, si rose comme l'intérieur d'un camélia rosé, si lisse et délicat que la soie paraît rugueuse en comparaison, qui est si petit qu'il pourrait entrer dans le calice d'une tulipe et se faire de ce satin végétal une chaussure, voilà qu'il t'écrase sans peur et te renferme en ton antre; Voilà que son seul vagissement te met en fuite, toi qui ne redoutes pas les armées, et que son souffle purifie le monde de ta puanteur. Tu es vaincu. Son nom, son regard, sa pureté sont: lance, foudre et pierre qui te transpercent, te clouent par terre, te renferment dans ta tanière infernale, ô Maudit, qui as enlevé à Dieu la joie d'être Père de tous les hommes créés !

C'est inutilement désormais que tu les as corrompus, ceux qui avaient été créés dans l'état d'innocence, en les portant à s'unir et à concevoir au travers de détours luxurieux, privant Dieu, dans sa créature aimée, de leur accorder des enfants selon des règles qui, si elles avaient été respectées, auraient maintenu sur la terre un équilibre entre les sexes et les races, capable d'empêcher les guerres entre les peuples et les malheurs dans les familles.

En obéissant, ils auraient pourtant connu l'amour et ils l'auraient eu. Une possession pleine et tranquille de cette émanation de Dieu, qui du surnaturel descend au naturel pour que la chair aussi en éprouve une joie sainte, elle qui est unie à l'esprit et créée par le Même qui a créé l'esprit.

Maintenant votre amour, ô hommes, vos amours, que sont-ils ? Ils sont ou luxure qui prend les apparences de l'amour, ou peur inguérissable de perdre l'amour du conjoint à cause de sa luxure et des autres. Vous n'êtes jamais plus certains de posséder le cœur de l'époux ou de l'épouse depuis que la luxure a envahi le monde. Et vous tremblez et pleurez et devenez fous de jalousie, assassins parfois, pour venger une trahison, et désespérés en d'autres cas, frappés d'aboulie ou de démence.

Voilà ce que tu as fait, Satan, aux fils de Dieu. Ceux que tu as corrompus auraient connu la joie d'avoir des enfants sans douleur, la joie de venir au jour et de mourir sans crainte. Mais, maintenant, tu es vaincu en une Femme et par la Femme. À partir de cette heure, qui l'aimera retournera à être de Dieu, surmontant tes tentations pour pouvoir conserver sa pureté immaculée. Désormais, ne pouvant être mère sans douleur, les femmes auront son réconfort. Désormais Elle sera pour les époux un guide et pour les mourants une mère, grâce à laquelle il sera doux de mourir sur ce sein qui les défendra contre toi, Maudit, et contre le jugement de Dieu.

Marie (Valtorta), petite voix (de Dieu), tu as vu la naissance du Fils de la Vierge et la naissance au Ciel de sa Mère. Tu as donc vu qu'en dehors de la faute, la peine de mettre au monde et celle de mourir est inconnue. Mais si à la super-innocente Mère de Dieu a été réservée la perfection des dons célestes, à tous ceux qui, descendant des premiers parents, seraient restés innocents et fils de Dieu, il aurait été donné d'engendrer sans douleur - comme il se devait, pour avoir su s'unir et concevoir sans luxure - et de mourir sans angoisse !

La sublime revanche de Dieu sur la vengeance de Satan a été de porter la perfection de la créature aimée à une super-perfection qui, au moins dans une créature, a neutralisé tout souvenir d'humanité, susceptible de donner accès au poison de Satan. C'est ainsi que, non pas à la suite d'une chaste union humaine, mais par un divin embrassement qui transfigure l'esprit dans l'extase du Feu, est venu au monde le Fils.

La Virginité de la Vierge !...

Viens. Médite les profondeurs de cette virginité dont la contemplation donne le vertige de l'abîme ! Qu'est-ce que la pauvre virginité forcée de la femme qu'aucun homme n'a épousée ? Moins que rien. Qu'est-ce que la virginité de celle qui veut être vierge pour être à Dieu mais ne sait l'être que dans son corps, pas dans son esprit en qui elle laisse pénétrer tant de pensées étrangères, et caresse et accepte la caresse de pensées humaines ?

Cela commence à être une larve de virginité, mais c'est bien peu de chose encore. Qu'est-ce que la virginité d'une claustrée qui ne vit que de Dieu ? Beaucoup. Mais ce n'est toujours pas une virginité parfaite à l'égard de celle de ma Mère.

Une connivence inconsciente existe toujours, même chez le plus saint : celle-là originelle de l'esprit avec le péché. C'est celle dont le Baptême affranchit. Il en affranchit, mais de même qu'une femme séparée de son époux par la mort ne retrouve pas une virginité totale, ainsi le Baptême ne rend pas cette virginité totale qui était celle de nos premiers parents avant la faute. Une cicatrice persiste, douloureuse, qui ne s'oublie pas et se trouve toujours en situation de ramener une plaie, comme certaines maladies dont périodiquement les virus redeviennent actifs.

Chez la Vierge, il n'y a pas trace de connivence avec la faute. Son âme se manifeste belle et intacte comme quand le Père la pensa, réunissant en Elle toutes les grâces. C'est la Vierge, c'est l'Unique, c'est la Parfaite, c'est la Complète. Telle que pensée, telle qu'engendrée, Elle demeure: Telle Elle est couronnée et demeure éternellement. C'est la Vierge. C'est l'abîme de l'intangibilité, de la pureté, de la grâce, qui se perd dans l'Abîme d'ou Elle est jaillie, en Dieu, Intangibilité, Pureté, Grâce absolues au superlatif.

Voici la revanche du Dieu Trine et Un. À l'encontre de toutes les créatures profanées Il dresse cette Étoile de perfection. Contre la curiosité malsaine, cette Réservée qui se satisfait du seul amour de Dieu. Contre la science du mal, cette sublime Ignorante.

En Elle, non seulement ignorance d'un amour avili, non seulement ignorance de l'amour que Dieu avait accordé au couple humain, mais davantage encore. En Elle c'est l'ignorance d'une fièvre pernicieuse, héritage du péché. En Elle il n'y a que la sagesse à la fois gelée et incandescente de l'amour divin. Feu qui glace la chair pour en faire un miroir parfait à l'autel où Dieu épouse une Vierge et ne s'avilit pas, parce que sa perfection enveloppe Celle qui est, ainsi qu'il convient à une épouse, d'un degré seulement inférieure à l'Époux, soumise à Lui en tant que Femme, mais comme Lui sans tache."

____

Ce texte est un court extrait du tome 1 de L’Évangile tel qu’il m’a été révélé de Maria Valtorta. Pour bien le comprendre, il est nécessaire de le replacer dans son contexte. Je vous invite donc à lire l’intégralité du passage sur cette page :
https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/index.htm