Engrenage ou chaos : ce que la nature nous enseigne sur notre place dans le monde
Dans cet extrait des cahiers de 1944, Jésus nous parle de l'ordre divin. Il invite l’humanité à contempler la nature : animaux, plantes, astres obéissent spontanément à leur mission, créant ainsi une harmonie universelle. L’homme, en revanche, s’en détourne par rébellion.
CAHIERS
JV
3/22/20264 min read
Maria Valtorta. Cahiers de 1944. 31 mai 1944. P332
Jésus dit:
Imaginez, ô hommes, ce qu’il en serait si les brebis ne donnaient plus de laine, ni les vaches du lait, les arbres des fruits et ainsi de suite. Si les animaux, les plantes et les arbres suivaient votre exemple, le chaos vous ferait périr dans une horreur inconcevable, car tout, vous excepté, se comporte selon l’ordre reçu de Dieu. De même que le Créateur pourvoit à tout cela, il pourvoit à l’ordre en ce qui concerne l’humanité. Son intelligence pense qu’il est nécessaire au bien de la terre qu’il y ait tant de penseurs, tant de scientifiques, tant de guerriers, tant de travailleurs et, en ce qui concerne les tempéraments, tant d’audacieux, tant de doux, tant d’actifs, tant de contemplatifs et ainsi de suite.
Les âmes cessent d’animer un corps et retournent à Dieu pour suivre le destin conforme à leurs mérites. Dieu crée de nouvelles âmes pour maintenir le nombre de créatures qui doivent peupler la terre. Voilà la première opération de l’ordre divin. La seconde est celle de créer, en fonction des besoins qu’il remarque, telle catégorie particulière en plus grand nombre que l’autre, afin que toute la race soit harmonieuse et que l’un serve à l’autre comme les dents d’un engrenage servent à l’engrenage voisin, permettant ainsi à la machine géante de fonctionner sans frottement ni dommage. C’est ainsi que Dieu agit.
Si vous lui obéissiez en respectant cet ordre, tout progresserait. Mais vous vous rebellez. Lequel d’entre vous est satisfait de son sort? Personne. Du moins, bien peu. Vous êtes toujours agités, dominés par les passions, oublieux de Dieu ou d’une ferveur bien tiède, vous suivez les voix du désordre et créez le désordre.
Le premier d’entre eux réside dans votre rébellion contre la Loi divine qui vous dit: "Aimez et respectez Dieu, servez-le lui seul, aimez et respectez vos parents, ne volez pas, ne tuez pas, ne calomniez pas, ne menez pas une vie dissolue." C’est de ce désordre initial que découlent tous les autres malheurs; vous devenez esclaves de vous-mêmes ou de l’un d’entre vous qui s’autoproclame ce qu’il n’est pas. Vous le devenez pour avoir refusé de ne pas être des esclaves, mais des enfants du meilleur des Pères.
Observez que les anges eux-mêmes ont des taches diverses. L’un est gardien d’un homme, l’autre annonciateur, le troisième séraphin adorateur. Ne soyez pas les seuls, parmi tout ce qui a été créé, à vouloir vous conduire selon votre pauvre volonté. "Notre Père... que ta volonté soit faite." L’âme qui vient d’être créée le dit. Ensuite, s’il est vrai que la faute originelle lui inocule la volonté opposée de Lucifer, ce rebelle, c’est aussi une vérité de foi que le sacrement du baptême vous restaure dans la pureté de votre commencement au ciel, que l’Esprit Saint vous confirme et que l’eucharistie vous fortifie. Repoussez donc les voix de ce qui est de l’ordre de la concupiscence et revenez, revenez, revenez à l’obéissance.
Unissez-vous aux étoiles — que leur obéissance met en fête —, aux fleurs et aux moissons, aux arbres et aux animaux qui sont tous joyeux d’obéir —comme ils vous sont supérieurs en cela! —, et suivez la voie que Dieu vous a assignée. Ne dites pas: "Comment puis-je la connaître?" Si vous restez fidèles depuis vos plus tendres années, elle brillera devant vous comme un ruban doré. Si, après une défaillance, vous "voulez" la suivre, elle resplendira de nouveau. En effet, Dieu est bon, et il veut votre bien particulier et collectif. Il est prêt à pardonner et à aider les résurrections morales et spirituelles. Ces nuances de couleur avaient pour but de te faire comprendre que le surnombre de telle ou telle catégorie — chose qui vous fait souffrir — ne provient pas de Dieu. Ce sont les âmes qui quittent spontanément la classe dans laquelle le Seigneur les avait placées; elles troublent ainsi l’harmonie de la société humaine en suivant des appétits dont les moins mauvais sont purement égoïstes — pour obtenir un relatif bien-être —, et les plus coupables ceux dont la satisfaction incite à mettre en pièces ses semblables en abolissant la liberté, des affections ou la foi. Ce sont des avalanches provoquées par Satan par haine de Dieu. »
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Ce texte est un court extrait des Cahiers de 1944 de Maria Valtorta. Pour bien le comprendre, il est nécessaire de le replacer dans son contexte. Je vous invite donc à lire l’intégralité du passage sur cette page :
https://www.maria-valtorta.org/Quaderni/index02.htm





